07 avril 2009
Quand rime l'orthographe
Le participe passé reste ton noir cauchemar !
Comment dois-tu l'habiller pour qu'il soit bien accordé ?
Le "e", le "s" ou les deux ? Tu dois trouver sans tarder
Que lui mettre à celui-là sans rien laisser au hasard
As-tu déjà entendu parler de deux auxiliaires ?
Le premier veut un sujet, le second un COD,
Mais, comble, à sa position, l'accord est inféodé !
Tu ignores ce que c'est ? Il faut une autre manière !
Il te suffit de savoir, une fois qu'il est écrit,
Si ce dont il a parlé est déjà sur le papier.
C'est très facile, dis-tu, nous allons donc essayer,
Et le piège détourner, puisque tu as tout compris.
"Il a vu ? de beaux bateaux." Pose toi donc la question
De quoi parle le mot "vu" ? Bien joué, c'est de "bateaux".
Et quand tu écris "a vu", tu ne vois pas les bateaux.
Tu ne dois rien ajouter. C'est la seule solution.
"Ces bateaux, il les a vu ? ." Le même questionnement,
Mais tu sais que les "bateaux" voguaient avant de les voir
Mets alors "vu" au pluriel pour aucune erreur avoir.
Le participe passé devient si simple vraiment !
25 mars 2009
La vérité etc
Pour que vous compreniez, je dois vous expliquer :
J'ai un papillon vert sur le tendon d'Achille,
Tatoué un beau jour à l'encre indélébile,
Marque de liberté sobrement appliquée.
Il vole sur mes pas en donnant l'illusion
D'un battement léger de ses ailes de derme.
J'en ai dit plus qu'assez, il est temps que je ferme,
Ici, la parenthèse offrant ces précisions.
Je côtoie des enfants de manière fréquente;
Ils avaient vu l'insecte agrémentant mon pied.
Quand je tournais le dos, souvent, l'avaient épié,
Espérant admirer sa fuite élégante.
Mais un jour l'un d'entre eux me fit des confidences
Sur le lépidoptère observé patiemment :
- "Chez toi Cathy c'est bien car jamais ta maman
T'oblige à te laver ."
Que j'avais de la chance !
Et mon beau papillon, enfui d'un malabar,
Sans jamais d'eau sur lui, durait "vach'ment" longtemps !
Je ne pouvais en rire : il repartit content.
Et je finis l'année sous son regard bavard ...
L'anecdote est véridique, et ce charmant bambin agé de 7 ans, a cru que je ne m'étais pas lavée les trois premiers mois de l'année scolaire. Sourire. J'ai eu le plus grand mal à lui faire accepter qu'un tatouage pouvait ne pas s'effacer. Merci malabar ;-)
07 mars 2009
Comme ... avec les CM
Comme le patin est à la glace
Comme la salle est à la classe
Comme le café est à la tasse
Comme le manque est aux places
Sans strass Je suis à toi
Comme la vanille est à la gaufrette
Comme le gratin est à la courgette
Comme le citron est à la tartelette
Comme "do routi" est à la mogette
Coquette Je suis à toi
Comme la récré est à la cour
Comme la salle est au séjour
Comme le dialogue est aux sourds
Comme la santé est au parcours
Mon amour Je suis à toi
A suivre sur le site du Printemps des poètes
04 décembre 2008
Sourire du jour
Ce matin, il a beaucoup plu. La cour de récréation était couverte de grosses flaques d'eau. Un élève de 7 ans voyant cela par la porte de la classe, au moment de sortir, dit en me regardant : Ben dis donc, c'est marée haute à cette heure là !
12 octobre 2008
Gardienne
Si par les détours du hasard
Vous trouvez ici le silence
N'y voyez pas chose bizarre
Je guette l'instant puis m'élance
Tu guettes quoi Demandez-vous
Poussé par la curiosité
Attendant que je vous avoue
L'inavouable vérité
Et bien Voilà Comment vous dire
Je prends je vole et je ramasse
Tous ceux à ma portée et pire
Le plus petit de ceux qui passent
Le moindre en coin je le capture
Aussi discret qu'il eut été
Et cet autre là bas si dur
Qu'il en était lourd à porter
J'attrape cet énigmatique
Qui dit plus qu'il ne laisse voir
Ce tombé des zygomatiques
Ruisselant de reflets d'ivoire
Et bien Voilà Je dois vous dire
Je prends je vole et je ramasse
Tous ceux à ma portée et pire
Le plus petit de ceux qui passent
Je cueille celui d'un gamin
Désarmant de tant d'innocence
Et l'échangé main dans la main
De ces amoureux en partance
Je recueille cet édenté
A une bouche centenaire
Et cet autre aux lèvres teintées
D'une élégante passagère
Et bien Voilà Je peux vous dire
Je prends je vole et je ramasse
Tous ceux à ma portée et pire
Le plus petit de ceux qui passent
Je suis gardienne des sourires
C'est sans nul doute un beau métier
Et pour toujours vous les écrire
Je souhaiterais que vous m'aidiez
05 mars 2008
Eloge de l'autre
Tu contemples sans bruit le monde qui
t'entoure
Écarquillant les yeux à
chaque découverte
Traverses d'un regard les fenêtres
ouvertes
De ton esprit ravi sur le ciel de tes
jours
Tu ris pour un oiseau qui maladroit
s'envole
Pour le ruisseau dansant entre les
pierres sombres
Tu ris pour le soleil et son spectacle
d'ombre
Pour la lune qui vient et la nuit
auréole
Tu te laisses porter par un souffle de
vent
Heureux de ces soupirs qui caressent
tes rêves
Souriant pour un mot ou pour la phrase
brève
Que dicte le présent sur le
cahier du temps
Surtout garde toujours ta candide
splendeur
Cet oeil neuf sur le monde et les gens
qui t'entourent
Souris à ces instants pour
qu'ils durent toujours
Si petit près de moi Toi l'enfant de douceur
http://www.printempsdespoetes.com/
12 décembre 2007
Premier matin
Le vent soufflait si fort dans le matin
glacial
Qu'il s'était éveillé
plus tôt que d'habitude
La maison frémissait sous le
souffle infernal
Paraissant faire écho à
son inquiétude
L'enfant avait marché pieds nus
sur le dallage
Pour atteindre sans bruit la vitre du
séjour
Elle semblait alors blanche comme une
page
Qui aurait attendu que s'écrive
le jour
Il avait essuyé d'un revers de
la main
La buée sur le carreau Les yeux
écarquillés
Avait cherché en vain la trace
du chemin
Qui aurait dû là-bas pourtant se
tortiller
Puis il avait souri ainsi que sait le
faire
Seulement un enfant quand le bonheur
poudroie
D'étoiles son regard Avait crié
Grand mère
Viens vite Il a neigé Je peux
y'aller J'ai l'droit
Sans avoir attendu une autorisation
Il avait grand ouvert la lourde porte
en bois
Et il avait couru avec délectation
Dans la neige pieds nus poussant des
cris de joie
10 décembre 2007
Géométrie océane
Pour tracer une droite perpendiculaire
Tu prends ta règle plate Un crayon bien taillé
Ta gomme si tu veux et aussi ton équerre
Reste très attentif et ouvre ton cahier
Mais ce n’est pas ainsi avec le nez en l’air
Que tu réussiras Il faut réessayer
Tu reposes la règle et reposes l’équerre
Lentement fais glisser Mais cesse de bailler !
Moi j’avais tout compris sur le rectangulaire
Nul besoin de ces traits sur feuille gribouillés
J’ai regardé la mer qui aime se complaire
Dans un horizontal laissant émerveillé
J’ai regardé au loin voile triangulaire
Un beau bateau voguant sous ciel ensoleillé
Son grand mat vertical immobile exemplaire
Tenu par le soleil d’un fil à plomb soigné
Je me suis imbibé du secteur angulaire
De ce voilier altier par l’océan baigné
Et puis j’ai dessiné sans règle et sans équerre
Sa perpendiculaire en bleu sur le papier

Pour le plaisir de remettre ce texte, et pour celui procuré par le cadeau de cette image. Merci ;-)
07 décembre 2007
L'écolier
Il regardait là-haut une paire
d'épeires
Se promenant sans bruit sur la toile
d'étoiles
Espérant en l'instant que leur
voile dévoile
La règle de ces noms à
savoir sans impair
Mais qu'ils étaient donc fous
ces pluriels singuliers
Si indisciplinés qu'ils
variaient sans cesse
Et celui-ci un « x »
et celui-là un « s »
Un vilain sac de noeuds toujours à
délier
Râlent les caporaux sans sous aux
festivals
Et les hiboux sans poux aux carnavals
des prix
Quel travail crient en coeur les
sapajous surpris
En lançant des cailloux au corps
beau d'un cheval
Dans sa tête sans mal
s'emmêlaient tous les mots
D'un écheveau subtil aux
innombrables mailles
A coucher dans l'écrit Il n'y a
rien qui m'aille
Songea-t-il en fermant son cahier sur
ces maux
14 octobre 2007
Si tu le dis ...
J'ai trouvé son regard caché
dans un cliché
Avec cette innocence encor tachée
d'enfance
Le vert de l'émotion à
l'étincelle intense
Pétillait dans cet oeil où
elle s'était nichée
J'ai relu son sourire aux lignes des
instants
Qu'il a voulu m'offrir empilant les
silences
Dont il sait se vêtir Dominos de
patience
Un à un déposés où
un baiser attend
J'ai entendu sa voix légèrement
cassée
Comme elle est à cet âge
entaché de prudence
Aux trémolos du coeur Échos
d'adolescence
Qui d'avouer l'amour n'en ont jamais
assez













