31 janvier 2009
Avance

A pas de loup A pas feutré Va vers ailleurs Sans te retourner Laisse à d'autres le soin de fouiller dans les décombres de leurs vies misérables Regarde au loin Un pas Puis un autre Vers demain Vers ailleurs Vers cette lumière qu'ils te cachaient Redresse toi Va Et trouve
06 décembre 2008
Rêves délaissés
Que tu avais à dire en ces jours du passé
Que la vie était rude enfin te semblait-il
Tu versais sur ton sort des larmes inutiles
Lavant dans tes soupirs tes amours trépassées
Tu rinçais les instants de tes rancœurs liquides
Pour noyer tes douleurs et aussi croyais-tu
La culpabilité de cet homme têtu
Qui jouait avec toi maintes notes perfides
Les pages de tes jours se déchiraient amères
Dans les humidités des tendresses chagrines
Se lessivaient les mots sous tes pensées marines
Ces mots encrés de soi que tu avais offerts
Il ne reste que toi en naufragée blessée
Sur une île de vide isolée de ce monde
Où tu étais choyée Contemplant seule l'onde
Des sentiments perdus Des rêves délaissés
17 novembre 2008
Rose
Sur chacun des pétales composant ma parure, tu posas tendrement tes lèvres et caressas léger et respectueux l’apparence que j'offrais. Tu effleuras l’intime de la pointe de tes ailes, battant éthérées cet air qui nous faisait défaut.
Tu enlaças subtilement feuilles et tige, n’y déposant que ta signature encrée à la plume d’un rêve.
Tu me fis luxuriante, étendant mes bras vers ces cieux que tu me tendais, m'enracinant vers cette terre de vers labourée pour moi.
Jamais il ne te vint l’idée de me cueillir pour m’enfermer dans l’étroitesse d’un vase où trop vite j’aurais fané, non, c’est la tête ondulant dans nos joies et nos fous rires que tu me préfères, libre de cette liberté d’être moi par toi, libre entre tes mains serrées.
Sous tes attentions, ma sève bouillonnait dans mes veines végétales, irriguant de suavité l’éclosion de nos partages, effeuillant un à un ces sens tournés vers toi.
Tu inventas chaque instant en écoutant le vent de mes murmures soufflés dans l'inconscience d’extases florales, inhalant ces fragrances expirées en mots et en pensées.
Tu me fis éclore à la lumière de ton sourire, dans la timidité de nos inespérés échanges. Et même à l’approche de l’hiver, je demeure ainsi, fleur offerte, pétales tendus ondulant dans le temps sans craindre ni le froid, ni le givre, puisque je sais que tu reviens butiner nos désirs de tes douceurs gourmandes et courtoises…
26 septembre 2008
Mathibatiques
Ses cheveux longs tombaient sur le blanc de la feuille
Cachant à mon regard le sien alors absent
Et sa main suspendue en un étrange accent
Semblait accaparer les clartés de son oeil
Les chiffres défilaient derrière le miroir
De sa verte pupille à presque les entendre
S'entrechoquer sans fin en suivant les méandres
De ses raisonnements ou de leur bon-vouloir
S'agitèrent soudain devenus frénétiques
Ses doigts sur le papier en circonvolutions
Enrubannées de sombre Obscures solutions
D'opaques équations d'un jeu mathématique
Il releva la tête éclairé d'un sourire
Et murmura alors voilà c'est b²
-4ac le truc pour le second degré
Niveau complexité on aurait pu fair' pire
02 février 2008
A l'abbaye, 20 ans après...
Les pierres des vieux murs devinrent leur rempart
Abritant les folies que murmurait la nuit
Même la chaste lune alors s'était enfuie
Refusant de croiser leurs sélènes égards
Sa baguette oubliée la fée redevenait
Une femme posée de rêves agitée
Sans doute la magie par le noir abritée
Réveillait des douceurs qui lors carillonnaient
Lui avait délaissé ses cartes pour un soir
Guettant dans les recoins les reflets de sa belle
Et les vitraux muets contaient des ritournelles
Dévêtant sa pudeur pour l'habiller d'espoir
Sur leur peau parchemin maintes enluminures
Se gravèrent sans mots à l'écho de leurs cris
Si discrets nous tairons le plaisir qui s'écrit
C'est que nous laisserons ces deux amants conclure
30 janvier 2008
Bon annYVErSaire
Souffle et attise donc sans crainte
Le brasier de nos coeurs épris
Que chaque battement surpris
Danse des flammes des étreintes
Souffle et caresse de tes mains
La douceur des troublants instants
Où quand alors vers moi se tend
Ton corps offert aux lendemains
Souffle et embrasse nos envies
La bouche pleine de ces roses
Qui au feu des plaisirs éclosent
Embrasant l'âtre de nos vies










