A l'oeil

Sur le quai
Le trajet, chaque fois, près de toi me ramène,
Qu'importe la longueur ou qu'importe le temps,
Quand sur le quai désert je sais que tu m'attends,
Livrant ton corps bavard et ton regard amène.
Tu es assis, toujours, à coté de la porte,
Immobile et serein,les yeux perdus ailleurs.
Rêverais-tu de soirs et de jeux chamailleurs
Ou de pays lointains vers lesquels tu m'emportes ?
Songerais-tu, disert, à d'étranges voyages,
A de secrets transports vers les nuits à venir ?
Ou peut-être, discret, voudrais-tu retenir
Les aveux indécents de projets plus volages ?
Le trajet, près de toi, chaque fois me ramène,
Qu'importe la saison, qu'importe donc l'année.
Quelle destination vas-tu imaginer
Pour délivrer mon corps sous ton regard amène ?

Parfum de printemps

Etrange fleur

Jeu de glace

Patience


A travers la vitre

A travers la vitre de l'hiver, les gouttes des instants précieux glissent. Chacune d'elle, perle de regard, réchauffe nos coeurs meurtris de trop d'absence.
Souvenir angevin

Essai
Couvert de corrections Tourné en dérision
Le cahier bleu fripé le dos couvert de tables
Exposait son bazar en ratures aimables
Ses jets de liberté lancés sans effusion
Il portait avec lui des fragrances de craie
Gribouillis de l'instant posés par mes mains sales
Où rouillaient les dessins sous le brou carcéral
D'un travail imposé qu'alors je raturai
L'ivoire du papier fin comme une broutille
Recelait les trésors des primes confusions
Les vains mots ébauchés débordant d'émotions
Avouaient étourdis mes souvenirs de fille

Musique d'hiver






