29 novembre 2009
Maintenant A jamais
Comme un crayon laissé sur une page blanche
Ne tracera jamais le vers qui me manquait
Comme ces vêtements restés sur le parquet
Ne pourront oublier les rondeurs de ta hanche
L'inachevé suspend le jour à la patère
Des souvenirs futurs pour alors y gémir
Les plaisirs de demain Pour alors y blêmir
Dans le rouge tracé d'un après délétère
Le soir n'existe plus Pas un seul crépuscule
Ne vêtira de noir nos corps et nos désirs
La clarté du matin raya le vain des ires
Nous donnant à jamais ces regards incrédules
Comme nos yeux ouverts sur nos peaux frémissantes
Ne se suffiront pas de ce qu'ils peuvent voir
Comme ce doigt tendu vers ce qu'il veut avoir
Te montre le chemin des amours renaissantes

24 novembre 2009
Angle ouvert
Les murs se sont dressés autour de ses silences
Tellement haut que le ciel même a disparu
Lui ses bleus au cœur devenus incongrus
Ses foulards cotonneux et ses invraisemblances
Chaque jour se fait nuit Chaque matin livide
Achève de noircir le tableau déprimé
D'un présent à tâtons Son ennui fait rimer
Coupable aveuglement et profondeur du vide
Ne restent que ses mains Ses pauvres mains ouvertes
Qu'il pose sans un mot sur ses genoux fléchis
Les ongles sont très courts les phalanges blanchies
D'avoir trop lacéré la vie en pure perte
D'un geste maladroit il efface une larme
S'enfuyant de cet œil qui ne sert plus à rien
Qu'inutile à rincer son morne quotidien
Dénervé puis éteint il a rendu les armes
19 novembre 2009
Hibou, le retour

Dans le tilleul de la cour, quatre hiboux aujourd'hui attendaient que la nuit tombe.
Fascinants.
18 novembre 2009
Serpentine
Je l'écoutais chanter l'air de notre bonheur
Et sans le moindre heurt ce moment enchanté
Paraissait inventer un concerto du cœur
Frissonnant d'impudeur mais à nos corps enté
13 novembre 2009
En levant les yeux ...

11 novembre 2009
A l'attache des années
Le ciel s'était paré d'un vêtement d'automne
Recouvrant le soleil d'un lambeau monotone
Et sur le monument des héros et des morts
Faisait rimer l'instant dans de tristes accords
Le vent saisonnier froid qui balayait la place
Achevait de glacer la musique fallace
Qu'il aurait pu jouer dans les nombreux drapeaux
Battant en haut des mâts tels de vains oripeaux
En légers tourbillons des feuilles orphelines
Voltigeaient sans un bruit colorées et félines
Puis allaient s'allonger défuntes sur le sol
Devenant un linceul dans cet ultime envol
Brusquement une voix déchira le silence
Un nom fut prononcé Tonna Mort pour la France
Et chacun ressentit le climat étouffant
D'un village pleurant l'obit de ses enfants
07 novembre 2009
Inachevé
Voilà donc où se perd tristement ma raison
A l'arrêt sur un vers dans le bruit sourd des rimes
Entre ces quelques mots que la rythmique opprime
Alexandrins maudits pour ultime horizon
J'ânonne patiemment chaque terminaison
Et joue du bout des doigts l'étrange pantomime
D'une guerre de sons qui se voudrait sublime
Assassinant le sens dans des phrases prisons
Le poème s'enfuit sous ses strophes trop brèves
Mais la prose des jours lentement s'y achève
Effaçant un présent qui ne peut se décrire
Il sera au final le vainqueur de la joute
Et aura ces lauriers couronnant les vains doutes
Poème inachevé que la nuit veut écrire
06 novembre 2009
Au bleu d'un hasard
Moi qui gémissais
Jamais je ne sais
Ce que veut la vie
Quand elle me surprend
Soudain recouvrant
La nuit au lavis
Quand l'ennui se teinte
Des couleurs défuntes
De mes espérances
Quand se font liquides
Mes yeux insipides
Dans l'indifférence
Surgit ton regard
Au bleu d'un hasard
Sur mes insomnies
Au fur à mesure
Rendant moins obscures
Mes pensées ternies
Ta douceur depuis
Chaque instant séduit
Et ta main écrit
A l'encre sincère
Sur papier de chair
L'ardeur de mes cris
03 novembre 2009
Dans un dernier rayon
01 novembre 2009
Maîtresse burgonde

"Pour avoir foulé ton pavé Usé mes s'melles sur tes trottoirs
Je te connais du bout du pied Du bout du coeur, du bout du r'gard" Y.Jamait








