29 avril 2009
Bulles de savon
Nous sommes aériens des bulles de savon
Nos courbes en douceur d'un doigt nous caressons
Dans le souffle du vent sans savoir où s'en vont
Nos diaphanes rondeurs nous rêvons de frissons
Sur la portée alors du temps nous nous glissons
En noir en blanc mais bulles de savon
Nous effleurons de l'âme un envol irisé
Sur cette partition de nos rêves brisés
Guettant sur notre peau la terre promise et
Insolents chatoyants dans l'air aseptisé
Attendons cet instant où non autorisés
Nous reprendrons jumeaux notre vol irisé
Si fustigeant nos corps pour leurs emmêlements
Nous nous tensons parfois bien trop cruellement
Rejetant la fureur de nos emportements
Nous ne connaîtrons pas le moindre éclatement
Hormis celui de nos esprits finalement
Qui s'unissent au cœur de leurs démêlements
28 avril 2009
Erotisme marin
25 avril 2009
Deux mains
Il y eut cette main tendue un beau matin
Au-dessus du passé dévoyé de mes songes
Attrapant les douleurs et les sombres mensonges
Où perdurait la peur et dansait l'incertain
Il y eut cette main la paume vers le ciel
Qui tenait en son sein ses promesses de liesse
Palpitant de sourire et de divine hardiesse
Pour submerger les sens sous son cours torrentiel
Il y eut cette main aux doigts de l'émotion
Effleurant le présent et ma peau dans le trouble
Cette main qui est tienne et qui nous offre en double
Le bonheur de céder à chaque tentation
22 avril 2009
Par les ombres, chartreux, je prendrai mon repos
21 avril 2009
Larmes glacées
Reste le souvenir du sombre de l'hiver
Dans le calme le froid et les rêves ternis
Le glaçon tinte encor sur le rebord du vers
S'attardant un instant sur le whisky fini
Je ne l'aimais que sec et dans un large verre
Tu riais de cela je crois sans ironie
De l'éclat de ton rire en amer fait divers
Ne reste que l'écho mourant d'une agonie
Le hurlement sans fin d'un malheureux trouvère
A glacé le présent dans la monotonie
Continue infini, le silencieux calvaire
Où reste crucifiée une ancienne harmonie
Un jour tu es parti un jour whisky fini
Le glaçon tinte encore au vers des insomnies
20 avril 2009
Fleur de sable
19 avril 2009
Sonnet charnel
Chaque doigt maintenant la plume de l'instant
Ajoute une césure aux rimes du plaisir :
Un délice de maux des deux mains à saisir,
Vers lequel, sans remord, la volonté se tend.
Loin d'être emprisonnés dans le carcan du temps,
Nous volons librement aux vers de nos désirs,
Refusant simplement de les laisser gésir
Dans la prose des jours où l'attente s'étend.
Je mens me direz-vous ? En êtes-vous certains ?
Ou par orgueil, jaloux, dans vos foyers éteints,
Restant bloqués aux pieds de vos amours factices ?
Gardez-vous de juger qui vous est étranger,
Vous fourvoyer alors étant un grand danger :
Je ne puis par les mots rendre à nos corps justice !
18 avril 2009
" Un beau jour l'avenir ..."
Mais que sont devenus nos rêves de jeunesse
Quand nous avions le temps de ne plus avancer
De simplement s'assoir les pieds contre les fesses
Juste pour regarder les nuages passer
Le sentier s'étirait comme un ruban joyeux
Riant sous le soleil et les vertes bordures
Semblaient exacerber les éclats de nos yeux
Nous montrant la beauté et ses douces morsures
Nous criions l'insouciance aux pétales des fleurs
Et chantions bien trop fort au vent de l'ignorance
Nous cueillions des trésors sur les saules en pleurs
Heureux pour un soupir et gais par insolence
La ligne d'horizon se perdait au lointain
Inaccessible alors et néanmoins si belle
Que nous avons laissé nos plaisirs enfantins
Pour l'atteindre au plus tôt quitte à brûler nos ailes
Nous avons progressé Le décor a changé
Le chemin s'est paré des noirceurs du bitume
Nous avons vu la peur et bravé les dangers
Sans jamais réfléchir à nos songes posthumes
Mais devant la paroi d'un avenir éteint
Nous sommes rencontrés tendant nos mains de vide
Et avons retrouvé nos doux rêves défunts
Pour croquer le présent de nos désirs avides
16 avril 2009
Horogaï
Comme sur les rochers battaient les flots amers,
Sur le sable mouillé, s'imprimait son passage.
Et l'âme vagabonde, il écoutait la mer
Qui dans un long soupir délivrait son message.
Elle parla des eaux sombrement agitées
Quand le vent, coléreux, vole sa blanche écume,
Qu'il crache ses embruns gorgés d'humidités,
Salés par son aigreur et sa froide amertume.
Puis, elle s'apaisa, murmurant la douceur
D'un long après-midi, quand l'heure se fait lente,
Que sème le soleil ses taches de rousseur,
Au rythme du ressac de lames nonchalantes.
D'une vague mourante, elle posa alors,
Le cadeau qu'en son sein elle gardait. Merveille
Offerte à son regard sur des paillettes d'or
Qu'il prit entre ses mains et porta à l'oreille.
Le coquillage blanc l'emplit de sa rumeur,
Lèvres contre sa peau, dans un baiser suprême.
Il repartit heureux, conque contre son cœur :
Il saura écouter ses rêves de bohème.
15 avril 2009
Maritimes amants
A l'infini les flots résonnent des appels
De ce jour oublié dans ses ultimes heures
Pour combattre la nuit Si lentement se meurt
Le chaud soleil aimant dans les bras de sa belle
En clapotant les eaux caressent le rivage
Désormais déserté La plage abandonnée
S'alanguit dans le soir acceptant de donner
Dans le noir les rondeurs d'un sableux paysage
Elle étincelle alors des reflets de la nacre
De coquillages d'or Se pare d'un collier
De perle au gout de sel restant ainsi liée
A l'amant lumineux qui toujours la consacre













