27 novembre 2008
Modernité

Parfois la nouveauté, veille sur le passé.
Des allongements horizontaux d'hier, l'ère suivante est passée à la verticalité.
Sans doute l'outrecuidance de vouloir atteindre les sommets dans des tours de Babel nouvelles.
Pour finir étendu, en soi, à l'ombre de la modernité ... etc ...
23 novembre 2008
Ensablée
Regarde, sur toutes les plages du monde, entre quartz et mica, j'ai déposé des messages pour toi. Je t'en ai ramené, de ces sables lointains qu'ils glissent entre tes doigts et te parlent de moi. MonamoureuX ...
22 novembre 2008
Tendrement
Le temps bruisse de plénitude
Sous son léger manteau de lune
A emporter les solitudes
Dans le calme de la nuit brune
Chaque rayon parle de toi
Sous son voile de souvenirs
Et danse sur chacun des toits
Au tempo de l'aube à venir
Le corps frissonne et la chair vibre
Dans le souffle de la mémoire
Quand nos désirs nous rendent libres
Quand nos désirs sont en miroir
20 novembre 2008
Près de toi
.

Aux bords de la mémoire
Le temps parfois accroche
D’étranges toiles noires
Les souvenirs ricochent
Sur l’amer des espoirs
Et la vie s’effiloche
Dans les fils du hasard
Alors les mots distillent
La gaieté et les larmes
Le combat immobile
Où rugissent les armes
Et s'égrainent les rires
Au gré des insomnies
Dans des fleurs de sourires
Qui la tristesse nient
Ne faut-il pas garder
Cette part d’innocence
Qui toujours fait rêver
Quand loin a fui l’enfance
Et donner en pâture
Aux corbeaux égarés
Ce dont dame nature
Nous a jadis parés
Déguisant l’essentiel
A des yeux étrangers
Les miens perdus au ciel
Des songes inchangés
Je crie un peu perdue
Dans la nuit qui m’inonde
Souriante éperdue
Jusqu’à ce que réponde
La confiance des soirs
Où les mains prisonnières
Je griffe l’écritoire
D'insolentes manières
J’ai trouvé je le sais
Dans la forêt du monde
Et de ses doux excès
La césure où abonde
La liberté précieuse
De pouvoir être moi
Prolixe ou silencieuse
Mais toujours près de toi
17 novembre 2008
Rose
Sur chacun des pétales composant ma parure, tu posas tendrement tes lèvres et caressas léger et respectueux l’apparence que j'offrais. Tu effleuras l’intime de la pointe de tes ailes, battant éthérées cet air qui nous faisait défaut.
Tu enlaças subtilement feuilles et tige, n’y déposant que ta signature encrée à la plume d’un rêve.
Tu me fis luxuriante, étendant mes bras vers ces cieux que tu me tendais, m'enracinant vers cette terre de vers labourée pour moi.
Jamais il ne te vint l’idée de me cueillir pour m’enfermer dans l’étroitesse d’un vase où trop vite j’aurais fané, non, c’est la tête ondulant dans nos joies et nos fous rires que tu me préfères, libre de cette liberté d’être moi par toi, libre entre tes mains serrées.
Sous tes attentions, ma sève bouillonnait dans mes veines végétales, irriguant de suavité l’éclosion de nos partages, effeuillant un à un ces sens tournés vers toi.
Tu inventas chaque instant en écoutant le vent de mes murmures soufflés dans l'inconscience d’extases florales, inhalant ces fragrances expirées en mots et en pensées.
Tu me fis éclore à la lumière de ton sourire, dans la timidité de nos inespérés échanges. Et même à l’approche de l’hiver, je demeure ainsi, fleur offerte, pétales tendus ondulant dans le temps sans craindre ni le froid, ni le givre, puisque je sais que tu reviens butiner nos désirs de tes douceurs gourmandes et courtoises…
15 novembre 2008
Là
Il y a un après qui est juste un avant
Des réminiscences devenant préalables
Des résurgences projetées vers demain
Et au delà de tout
Des remerciements qui sont des invitations
Comme un bonjour veut toujours dire enfin
Un Merci à la rime d’un Encore
Alors …
Merci …
D'être
13 novembre 2008
Clair de matin
08 novembre 2008
Les cris paisibles
Dans ce silence de joie sauvage
Je te devine murmurer l’attente
Calme feutré où bruissent nos sourires
Battement de cils
Aux paupières des désirs
Etat latent peuplé de caresses
Sous les doigts de nos voix
Même si
Le corps se prend à hurler
A la face de l’obscurité
Qu'il gémit les absences
Et agonise d’impatience
Qu'il se tend en quête de tes bras
Se tord aux songes de ta peau
Contorsions douces vers demain
Dans ces saveurs d’hier
Que nous avons goûtées
Toujours
Le temps s’accroche à nos regards
Perdus vers cet ailleurs
Où s’évadent mes mots
L’instant s’enfuit nimbé de nuit
Et souffle la tendresse
Aux froissements des rêves
Demain s’élève
Dans l’aube de nos ententes
Passionnées












